Le marché aux vêtements.
Nicolas | 2 août 2007Dimanche après-midi, il pleuvait. Il pleut trop souvent à mon goût. Et quand il pleut pas, il fait trop chaud. On sort de la Santana, et on rejoint l’habituel commercial de la boite pour aller faire des affaires dans un immeuble bien réputé de Shanghai, à l’intérieur duquel se trouve ce qu’on appelle assez communément “le marché du faux”. C’est comme celui de l’électronique, sauf que y’a pas d’électronique, et qu’à la place y’a des vêtements.

Vincent nous prévient d’emblée. “Les bermudas et les tee-shirt, c’est entre 30 et 5O kuais. 100 kuais pour les chaussures.” Justement, en parlant de chaussures, y’a que ça à l’étage où on arrive. On se ballade un peu, puis Vincent attaque. Il veut une paire de chaussures. Prix de départ ? J’ai oublié, sûrement assez cher. Prix à l’arrivé ? 100 kuais, difficilement obtenu. Je veux aussi une paire de chaussures, mais y’a peu de choix en fait, ils sont pas très variés dans leurs modèles de contrefaçons. Alors je vais voir un autre vendeur, et je prends les mêmes que lui dans une autre couleur. Le vendeur demande à Vincent combien il a payé les siennes. “90.” Ok pour 90 sans broncher. Ça se passe comme ça chez les chinois.
Comme Florian veut un nouveau portefeuille, on entre dans un petit magasin de maroquinerie. “Venez voir au fond”, nous fait signe la vendeuse. Nous nous engouffrons dans les entrailles du magasin étroit sans savoir ce qui nous attend, j’ai peur. C’est peut-être un piège. Elle fait coulisser le mur du fond pour nous faire entrer dans une minuscule pièce remplie de sacs Prada, Dior, YSL… Pendant que Florian cherche dans les faux portefeuilles de luxe, la vendeuse essaye de nous faire la conversation. “Quel âge tu as ? 18 ans ?” J’ai 22 ans, connasse. Vincent, charmeur de son état, la complimente. “30 ans ? Mais non, vous n’êtes pas trop vieille !”
A l’étage du dessus, c’est une autre histoire. Des tee-shirts, des polos, des bermudas, toujours de grandes marques. Mais avec des vendeurs aguerris. On commence la négociation à 20 par tee-shirt, eux en demandent plus de 100. On y reste un bon moment.

Je laisse toujours le commercial négocier, c’est son domaine.
On a donc des tee-shirts et des polos. Mais ça suffit pas, il faut aussi des bermudas. On va donc voir une chinoise qui fume trois paquets par jour. “(voix de Dark Vador) Alors *tousse tousse*, c’est 650 kuais. Combien tu proposes ?” “120.” Bref, on a pas fait affaire. Soi-disant que sa camelote était moins de la camelote que celle du voisin. De la copie de qualité. Mouais. Un conseil : ne passez jamais derrière un groupe d’américains qui payent cash comme des cons. Ils tuent le business.





