Excursion à Suzhou.
Nicolas | 19 août 2007J’vous ai pas raconté ? Samedi y’a une semaine, j’ai passé la journée à Suzhou, une ville de 3 millions d’habitants près de Shanghai. Selon le guide Michelin, c’est une ville réputée pour ses jardins et ses jolies femmes, on se devait donc d’y aller.
Très tôt le matin (genre 8h30), moi et Florian rejoignons Vincent pour prendre le train rapide qui y va en une demi-heure. La gare de Shanghai, on dirait un aéroport tellement c’est grand, faut même passer ses sacs au contrôle. Dans le train, pas tellement de laowai, surtout des chinois qui vont visiter. Des chinois qui font le plus de bruit possible comme à leur habitude, ça doit être un sport national, j’ai pas encore assimilé cet aspect de leur culture. En arrivant on se fait assaillir par des vendeurs de tout et n’importe quoi, des chauffeurs de taxi véreux, mais on arrive à s’éloigner un peu de tout ça, jusqu’à trouver un taxi-vélo. Y’en a pas à Shanghai, ce sont des gars qui peuvent tirer une banquette avec 2 personnes dessus juste en pédalant avec leur vélo. C’est fun, et ça permet de regarder tranquillement le paysage tout en se déplaçant, ça change du vrai taxi (qui est moins cher que ce qu’on a payé, on s’est légèrement fait avoir).
On commence par visiter un jardin où le taxi-vélo nous a amené. Il ne ressemble pas à celui qu’on a demandé, mais il n’est pas si mal que ça. On visite tranquillement, on monte en haut d’une tour pour voir une vue d’ensemble de la ville. Apparemment il y a des gens qui sont là pour prier, je crois me souvenir qu’il y a même des moines.

N’arrivant pas par la suite à négocier un autre taxi-vélo, on prend un taxi normal pour aller vers le jardin suivant. Mais avant d’aller le visiter, on se fait une halte dans un restaurant coréen, où nous serons les seuls clients. Les tables y sont très agréables car il y a un renfoncement dessous pour y mettre ses jambes, et on est assis directement sur le parquet. Interdit d’y aller en chaussures cependant. On commande plein de plats, ce n’est pas mauvais mais c’est un peu trop épicé à mon goût.

Dans cette ville, malgré le fait qu’elle soit très grande comparée à une ville française, on ne ressent pas l’ambiance des grandes villes et les gens y sont très gentils. La preuve, les serveuses se font un plaisir de prendre la pose. Les filles, vous êtes maintenant sur mon blog, la célébrité est pour bientôt.

On sort, on va négocier quelques souvenirs, puis on visite le jardin des Maîtres des filets, soi-disant le plus beau jardin de Suzhou. C’est vrai, il est petit, mais il est beau à voir.

J’aimerais bien avoir un jardin comme ça derrière chez moi.

Florian et Vincent admirent le plus bel objet exposé dans le jardin.

J’aime beaucoup ce genre de peintures, j’en ai d’ailleurs acheté dans un magasin de souvenirs. Elles me font penser à un épisode de Mushishi.
Plus tard dans l’après-midi, on visite le temple de Confucius. Là, c’est gratuit, mais du coup ce n’est pas très bien entretenu et il n’y a pas grand chose à voir.

J’en profite pour partager avec vous quelques unes de ses citations. Attention, moment culture.
- Je ne puis apprendre à parler à qui ne s’efforce pas de parler.
- Quand on ne sait pas ce qu’est la vie, comment pourrait-on savoir ce qu’est la mort ?
- Celui qui est sévère envers lui-même et indulgent envers les autres évite les mécontentements.
- Il est parfois des moissons qui n’arrivent pas à fleurir ; il en est aussi qui, après avoir fleuri, n’ont pas de grain.
- Quand vous voyez un homme sage, pensez à l’égaler en vertu. Quand vous voyez un homme dépourvu de sagesse, examinez-vous vous même.
Il nous reste un peu de temps avant de rentrer, on fait un saut au marché des plantes et des animaux. Il y a de tout là-bas : des criquets de combat, des araignées énormes, des écureuils de Corée entassés les uns sur les autres, des chiens, des poissons, des oiseaux, des fake iPod…

J’avais envie de tous les acheter pour qu’ils puissent vivre en liberté, mais y’en avait beaucoup trop.

Tu pousses le bouchon un peu trop loin, Maurice !





