L’histoire sans fin.
Nicolas | 31 août 2007[ La gagnante du jeu du post précédent est Marine, le titre du film est "My Sassy Girl", mon film coréen préféré qui raconte l'histoire d'un gars qui rencontre une fille complètement tarée mais super mignonne. Elle a gagné une bouteille de baiju que je lui apporterai chez elle à mon retour, un jeudi soir tant qu'à faire pour faire goûter aussi à ses copines. ]
Attention, préparez-vous : ceci est la version aigrie de mon histoire. J’ai renoncé à la version normale.
Aujourd’hui au boulot, vers midi, quelqu’un vient me parler sur msn : c’est Elle. “Salut tu fais quoi ? T’es libre ?” Nan poupée, moi je bosse, faut pas croire que tout le monde fait rien de ses journées comme toi. Mais si tu veux venir manger un morceau, ça me convient très bien. Dans une heure ? No problemo.
J’arrive donc au Coolzey vers 13h. Personne. Je commence à boire un cocktail de fruits en attendant, puis je sors dans la rue pour aller la chercher vu qu’elle ne trouve pas l’endroit. Elle est avec une amie. Je lui fais la bise, elle réagit bizarrement, un peu surprise. Quoi, tu croyais pas que j’allais t’embrasser alors que je t’ai pas vue depuis 11 jours et que tu répondais pas à mes SMS, si ? Je serre la main à son amie, elle veut pas faire la bise. “Tu l’as déjà vue, tu te souviens ? Non ? Ben c’est ma coloc !”. Ah, la fille qui s’était cachée quand j’allais partir de chez toi ? Je vois… “Tu m’avais même pas dit bonjour, t’es parti tôt”, que sa coloc me fait. Excuse-moi, j’avais la crève, et un mal de dos horrible. Faut pas dormir chez les chinoises, faut les ramener chez soi, c’est mieux.
Donc voilà, on rentre dans le resto, Elle voit mon cocktail qui était resté en plan et en prend un aussi. Ouch. Bon, on regarde le menu. Des pâtes au saumon ? Non, trop cher, on va prendre au poulet. “Tiens, je crois que je vais prendre des pâtes au saumon. J’adore le poisson.” Toi, fillette, t’as tout compris à la vie. J’ai pleuré en voyant l’addition à la fin. (Hé, la copine, tu payes pas ta bouffe ? Profiteuse.) Y’a même pas de vaseline avec la “maidan”. Si j’avais su, on serait allé manger des tsao mien (pâtes sautées à 3 kuais).
Mais la copine, elle était sympa quand même. J’avais difficilement fait l’effort de caresser la main de la fille qui avait ensuite pris la mienne dans la sienne, quand la copine propose de prendre des photos de nous avec son Nokia 2 mégapixels qui coûte 3 briques mais qui fait quand même des photos bruitées avec une lumière pourrie. L’un contre l’autre, ok. Une autre où faut s’embrasser ? Ah, si c’est pour la photo, je veux bien me sacrifier… (Etrangement, c’est là où j’ai le plus souffert. Pourquoi… Pourquoi tu joues à ça…) Après, elle s’est mise contre moi sur le canapé. J’étais bien, j’avais envie de dormir. On avait l’air heureux tous les deux, comme si rien ne s’était passé. Comme si 11 jours ne s’étaient pas écoulés. Et pourtant.
“Tu fais quoi ce soir ? Ah, tu m’enverras un message ? Ok.” J’attends encore.





