Un jour comme les autres.
Nicolas | 25 décembre 2007Aujourd’hui, 25 décembre. Tal a pris l’avion ce matin. Je sors dehors acheter des viennoiseries à la boulangerie “Croissants de France” qui est à deux pas de chez moi. Tout le monde travaille aujourd’hui, tous les magasins sont ouverts, y’a autant de bruit dans la rue que les autres jours. Ici, noël, c’est juste un délire de bourgeois qui ont de l’argent à perdre en déco et en cadeaux dans les magasins qui recèlent de produits chers à destination première des étrangers. Mais beaucoup de chinois deviennent maintenant plus riches que les étrangers, et plus la Chine ressemblera à un pays occidental, et plus ils seront contents.
Hier soir, quand même, pour le réveillon, je me voyais pas rester devant le pc à l’appart. J’ai motivé ma coloc chinoise à se bouger avec Frange (je ne sais plus si j’en ai déjà parlé, une amie à elle qu’on appelle Frange parce qu’elle a une frange, on lui a dit qu’en fait ça voulait dire pareil que “sister” (frangine) donc on l’appelle Xiao Frange (Xiao voulant dire petit, mais servant à des surnoms affectifs)), on a rejoint Tal en QQ (minuscule voiture chinoise) à Xujiahui qui essayait de refiler ses derniers yuans dans un centre commercial.
A l’extérieur, on essayait de prendre des photos, y’a une mendiante qui est venue demander de l’argent. “C’est parce que t’es là qu’elle est venue !”, que ma coloc me dit, agacée. “Ouais, désolé d’être un étranger. Je devrais peut-être m’acheter un masque.” Et des lunettes de soleil, elle me dit. Paye ton expédition pour sortir dans la rue. Faudrait aussi que je vire mon manteau en cachemire, ça arrange pas les choses.
On pensait aller au resto direct, mais le temps que Tal se décide, le temps qu’il glande à jouer au piano dans un magasin de musique, qu’il réponde au téléphone à la place des employés dans un magasin, finalement il était déjà 22h. On a été manger dans un resto japonais tout en bas du centre commercial. Pas de sushis et compagnie, c’est un resto genre Ajisen, spécialisé notamment en noodles. Quand j’avais regardé les autres restos dehors, ils étaient tous pleins, quand même. Mais comme un samedi. Les chinois passent leur vie au resto, ils ont raison, c’est pas cher ici même pour eux.
En sortant, on voit des petits chiots en vente dans une boite en carton. Tal en prend un, joue avec, lui fait des câlins. Moi ça me fait trop mal de les voir comme ça, et pourtant, je rêverais d’en avoir un. Une chinoise s’imisce (on a rien demandé) pour nous dire le prix du vendeur en anglais : 28 euros. C’est plus cher qu’un lapin nain, mais on peut sûrement négocier…
J’espère que vous, vous avez passé un noël comme les autres, avec du foie gras, la famille, et de la bonne humeur. Joyeux noël à tous, bonne année, et à bientôt en France.






Joyeux Noël à toi Nico. Je t'ai laissé un message
Vincent | 27 décembre 2007Joyeux Noël à toi Nico. Je t’ai laissé un message sur ta boîte de la poste mais pas de réponse… Bizarre. A plus Nico