Vacances au fil des pages.
Nicolas | 19 janvier 2008Je me suis débattu pendant plusieurs mois. J’ai bien cru que j’allais y rester. Tout me semblait terriblement ennuyeux : me lever le matin, me coucher le soir, faire semblant de ne pas faire semblant, serrer des mains, être poli et romantique, aller étudier et réussir, tout. Même le prologue du roman que j’essayais tant bien que mal d’écrire me semblait tragiquement ennuyeux. Mais voilà : ça m’ennuyait encore plus de l’effacer. C’est probablement comme ça que j’ai commencé à écrire.
Question ennui, j’avais une référence solide : Adam. Lui aussi, il avait dû s’emmerder à mourir dans son jardin pommé. J’avais évidemment lu le pavé qui racontait comment la femme avait été créée, comment la miséricorde s’était démerdée pour que l’homme puisse ne plus s’embêter ne serait-ce que dix minutes par jour, vingt pour les plus balèzes, et j’avais compris que l’ennui constituait le fondement de la démographie : plus on s’emmerdait et plus on était nombreux. Autrement dit, un constat déductif s’imposait : le monde n’avait jamais été aussi chiant. Notamment en Chine.
Source : Florian Zeller, Neiges Artificielles
Mes parents sont malades depuis un moment et évitent de sortir, alors depuis trois jours, je suis de corvée de courses. Chaque matin j’ai droit à ma liste de courses, comme si c’était pas plus simple d’y réfléchir à l’avance et d’y aller une bonne fois pour toutes. Mais là j’ai fait mon malin, j’en ai profité pour me ramener des nounours en guimauve et d’autres livres de Florian Zeller, La Fascination du pire et Julien Parme. Faut dire que j’ai fini La mécanique du coeur de Matthieu Malzieu, un peu déçu par ce livre mais il est vraiment “easy reading”.
Mes vacances seront sucrées et cultivées ou ne seront pas.





