René – Je suis bien dans ma peau

Nicolas | 30 mars 2008

La vie en couple, c’est bien, mais parfois c’est également agréable de se retrouver tout seul pour un week-end. Renouer avec ses plaisirs de célibataire : pizza du samedi midi, par exemple, mais également achats plus ou moins superflus qu’on aurait pas fait si on n’avait pas été tout seul pour glander à Carrouf. J’ai donc une nouvelle fois joué à la loterie musicale. Alors que Cyndi est encore numéro 5, j’ai acheté le numéro 2. Pourquoi ? Parce que la photo me plaisait, elle respire la sérénité. Et aussi parce que l’album s’intitule “je suis bien dans ma peau”, en français dans le texte.

René - Je suis bien dans ma peau

Hier soir, ma copine est rentrée du travail, elle l’a vu sur mon bureau. Tu la connais ? qu’elle me demande. Je lui dis que non, j’ai juste acheté pour la photo et le titre en français. Selon elle, c’est une chanteuse qui a une belle voix. Je lui dis que je trouve ça mieux que l’album de Cyndi, en fait. C’est normal, Cyndi c’est pour les teenagers. Ah ok. Bref, en attendant d’avoir du bon rock chinois, je vous propose encore une fois de découvrir de la musique pour fille, mais de la musique sympa quand même.

PS : Plus que 6h de décalage avec la France au lieu de 7, toujours ça de gagné.

Lectures

Nicolas | 25 mars 2008

Après avoir finalement laissé tomber la version anglaise par manque de motivation et de compréhension, j’ai relu il y a quelques jours la version française du Petit Prince. Autant j’avais été émerveillé lors de ma première réelle lecture il y a de cela deux à trois ans, autant cette fois… Je me suis presque ennuyé. Certains passages restaient très bons, mais j’ai comme eu un goût d’inachevé. Il y a des passages que j’aurais souhaité voir se développer, d’autres que j’aurais carrément supprimé. Moi qui n’ait jamais dépassé une page ou deux d’écriture pour la même histoire, je me permet maintenant de critiquer ce best seller…

Peut-être que j’ai perdu une partie de mon âme d’enfant, celle qui donnait de la consistance à mon imagination et qui donnait à mes rêves une raison. Peut-être ai-je seulement besoin d’air frais. Mais les faits sont là, je me sens quand même moins bien motivé et inspiré qu’avant pour mes différents projets. On va juste dire que c’est passagé. En attendant, je vais continuer la lecture de La Possibilité d’une île. C’est différent.

Un dimanche à Shanghai.

Nicolas | 9 mars 2008

La semaine dernière, avec la miss, on avait été faire des emplettes (qui utilise encore ce mot, à part moi pour montrer l’étendue de mon vocabulaire ?) à People Square. Je voulais m’acheter des fringues, elle a eu la bonne idée d’acheter les mêmes que moi. Au final, un tee-shirt à manches courtes, un tee-shirt à manches longues et un sweat-shirt à capuches, tout ça en commun. On les a mis dès le soir même pour aller dans un resto jap et ensuite en boite de nuit, trop la classe.

Mais ce week-end, vu qu’elle était partie bosser dans une autre ville, je me suis retrouvé tout seul, démuni, désemparé, déshumanisé, dé… Bref, vous aurez compris. N’étant pas du genre à me laisser aller, j’ai pris mon fidèle vélo (deux réparations en deux semaines, la troisième est proche, pas si fidèle que ça en fait) pour aller tâter de l’air frais, voyant le soleil montrer le bout de son nez. Première escale : un resto japonais près de chez moi pas encore testé. Y’avait des lanternes rouges devant, c’est pour ça que je pensais que c’était un resto japonais. Ben en fait,  non, juste un resto chinois, je suis resté quand même.

Maintenant, cela fait environ 7 mois que je connais la Chine, je devrais pouvoir me débrouiller toul seul pour commander. La carte a des photos, ça tombe bien. Je demande une canette de coca pour avoir de quoi boire avec mon repas. “Tim pudong”. La serveuse n’en peut plus de pouffer. Le gars qui parle trois mots d’anglais arrive à la rescousse. C’est bon, j’ai finalement droit à mon breuvage, et je suis devenu au passage l’attraction du restaurant.

A la fin du repas, le gars revient pour savoir si j’ai apprécié le repas. Bof, que je lui fais, un plat sur deux. Il connait un mot de français, “bonjour”. Son pote me demande si je veux faire une sieste, je comprends pas. Ah, si je veux du riz ? Euh, non merci, ça ira, et va réviser ton anglais toi. Le premier me dit ensuite que je ressemble à un million de dollar. Je comprends pas. “You’re hot !” Oh. “You looks like very cool”, que rajoute son collègue. Je ne sais plus où me mettre. Vu que je vais bientôt partir, je demande la carte de visite du restaurant. Il me note sur un papier son nom en chinois, son numéro de portable, et marque en dessous “Your friend”. Je crois qu’on s’est mal compris, mais c’est gentil quand même.

L’après-midi, je suis retourné au célèbre Miao Shop. En fait, je n’y étais jamais entré. A l’intérieur c’est pas si bien que ça, j’ai été un peu déçu. Comme y’avait des tours Eiffel un peu partout et sous diverses formes, j’ai demandé à une des vendeuses qui parlait anglais si elle aimait la France. Oh non, qu’elle me dit, ça vient du Japon. Ok… Je lui dit que je suis français. Elle me dit que c’est bien. Elle en a rien à faire, en fait. J’achète quand même un calendrier nounours qui plaira je l’espère à la miss quand elle reviendra. Déjà deux semaines avec elle.