Un véritable habitant de Taikang Lu

Nicolas | 21 octobre 2009

Samedi après-midi, j’avais rendez-vous avec Morhange.

Morhange, c’est un ancien camarade de classe de français de ma douce et tendre. Son prénom français, il l’a choisi en référence à un des héros du film “Les Choristes” qu’il a vu. Il aime également la comédie musicale “Notre Dame de Paris”, il a même essayé d’apprendre “Belle” par coeur.

On a été à la semaine française. J’y avais déjà été l’an dernier, ça cassait pas des briques. Ben ça n’a guère changé : quelques stands, principalement des choses à vendre à un prix bien trop cher. Du coup il m’a invité après à venir voir l’appartement de ses parents, nouvellement refait.

Une cuisine – salle de bains (deux en un) et une chambre, c’est tout ce que possède sa famille dans la célèbre Taikang Lu, une rue à la mode où on trouve de nombreux cafés et restaurants branchés, ainsi que des galeries d’art. Leur appartement est dans la famille depuis son arrière grand-père. Avant, ses grand-parents vivaient également avec eux mais ils ont déménagé il y a une dizaine d’années. Son père est chauffeur de bus, sa mère vend des tickets dans le parc Fuxing. Il me fait la confidence que contrairement à la majorité des familles shanghaiennes, ses parents ne lui achèteront pas d’appartement quand il aura trouvé la fille avec laquelle se marier (pas d’appartement, pas de mariage, ici). A force de voir des BMW et autres voitures de sport conduites par de jeunes chinois, on a tendance à oublier que tous les shanghaiens ne sont pas riches.

Après avoir pas mal bavardé, il m’emmène voir une de ses amies, la gérante d’un magasin de thé. Elle me fait goûter du thé Guanyin, du nom du bodhisattva dont j’ai entendu parler récemment dans un livre. Elle me dit de sentir avant de boire, ce que je fais. Le doux parfum m’emporte au printemps, dans un champs de fleur. Je demande ce que c’est comme thé, elle me répond que c’est un mélange de thé vert et de thé noir, je suis assez étonné. Comme je veux en acheter, je demande le prix. 80 yuans (8 euros) pour une petite boite. Je demande le prix d’amis : 60 yuans. Je la prends finalement pour 50. Je demande aussi si elle n’a pas de thé vert Long Jin (thé du puit du dragon), dont est amateur l’inspecteur Chen Cao, mais elle me dit qu’elle n’en a pas, que c’est un thé qui se boit au printemps.

Je remercie chaleureusement la gentille gérante, qui me dit que maintenant on est amis et que je peux revenir quand je veux, puis je dis au revoir à mon ami, qui avouera plus tard à ma douce et tendre qu’il a eu bien du mal à communiquer en français avec moi.

Drame à la machine a laver

Nicolas | 19 octobre 2009

Samedi soir, étant dans la salle de bains, ma douce et tendre se plaint : “Je ne laisserai plus Ayi (la femme de ménage) laver le linge !” Je lui demande pourquoi. “Ayi lave les sous-vêtements avec les chaussettes ! On peut laver les chaussettes avec les jeans, mais surtout pas avec les sous-vêtements. J’ai une amie dont la mère lavait ses chaussettes avec ses sous-vêtements, et elle a attrapé le sida… ou quelque chose comme ca.”

Elle a beau avoir raison au fond, faudra quand même me dire où est-ce que son amie mettait ses pieds.