Heart Of Shanghai

Because my heart stands right here. Neither heaven nor hell… Here.
  • rss
  • Accueil
  • À propos
  • Quelle chance, c’est les vacances

Avant de reprendre l’avion

Nicolas | 25 juillet 2009

Voilà maintenant plus de deux ans que j’ai posé les pieds pour la première fois à Shanghai, et j’y retourne dimanche pour entamer une troisième année. Mais voilà, ne rentrer en France qu’une fois par an c’est bien gentil, mais il arrive un moment où on manque de livres. Les trois tomes de Millenium envoyés par mon frère et ma soeur pour noël ne m’ont fait que deux mois, alors cette année j’ai voulu prendre mes précautions, en espérant que ma valise ne sera pas en surpoids.

J’avais donc établi précautionneusement une liste de commande sur Amazon. A l’ordre du jour, que des livres de poche, des auteurs que je n’avais jamais lu, mais une tentative de ne prendre que des livres dont je sois presque certain d’aimer, parce que ma chambre est déjà pleine de livres que je ne lirai jamais (quelques uns de Arto Paasilinna, d’autres de Frédéric Beigbeder, sans compter d’innombrables mangas d’auteurs inconnus). Seulement voilà, je m’y suis pris un peu tard, et le site m’annonça la couleur : Livraison estimée le lundi 27 juillet, et ce avec une des livraisons les plus rapides. Il m’annonce que la livraison éclair pouvant arriver rapidement ne coute que 4 euros si je souscris à l’offre Premium. Je retrouve le sourire. Je relance la commande. Juste au moment de valider, le prix m’interpelle. Ah, c’était 4 euros par article ! Trop bien. C’est comme ça que je suis parti à Cultura, au risque de chambouler ma liste.

Au final, voici ce que je vais emmener dans l’avion :
- Visa pour Shanghai, et Mort d’une héroïne rouge, de QIU Xiaolong : des romans policiers écrits en anglais par un chinois vivant désormais aux USA, dont l’intrigue se passe à Shanghai. L’inspecteur Chen mène l’enquête.
- La montagne de l’Ame, de GAO Xingjian : un auteur chinois vivant à Paris ayant obtenu le prix nobel de littérature pour l’ensemble de son oeuvre. Je suis tombé dessus par hasard en cherchant les QIU Xiaolong, ça se passe en Chine dans les années 80, ça m’a l’air prometteur.
- Le passage de la nuit, La ballade de l’impossible, La fin des temps, et La course au mouton sauvage, de MURAKAMI Haruki : un auteur japonais apparemment de qualité, j’ai pris le risque d’en prendre quatre, on verra.

J’ai renoncé à l’intégrale du Monde de Narnia, c’était un bien trop gros pavé… ;_; Mais j’emporte également des livres que mon voisin m’a prêté :
- Le coupeur de roseaux, de Junichirô Tanizaki : court roman japonais
- Rashômon et autres contes : contes anciens japonais
- Novecento : pianiste, et Soie, d’Alessandro Baricco : courts romans chaudement recommandés par mon voisin
- Romans et nouvelles, de Kawabata : L’intégrale des oeuvres d’un auteur japonais qui s’est suicidé. Pas forcément un livre de chevet, mais ça a l’air quand même très bon.

En espérant que ça puisse inspirer quelqu’un ne sachant plus quoi lire.

Commentaires
6 Commentaires »
Catégories
Non classé, Rat de bibliothèque
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Une vie en Asie

Nicolas | 21 décembre 2008

En 1937, les débuts de la guerre entre le Japon et la Chine se font sentir. C’est pour couvrir ces événements qu’est envoyé sur place Robert Guillain, journaliste de l’agence Havas (devenue AFP). A l’époque, pas d’avion, il lui faut plusieurs jours de train en passant par la Russie pour rejoindre Shanghai, et le début d’une grande aventure.

En Chine, il aura connu l’invasion japonaise à Shanghai, les années d’après Mao, ses différentes transformations à travers des voyages où il aura su éviter la propagande communiste pour se faire ses propres idées, tout en soutenant les qualités du peuple chinois. Au Japon, il aura connu la Seconde Guerre Mondiale, étant bloqué là-bas plusieurs années, avec son oppression militaire et ses maisons en bois, ainsi que la reconstruction. Au Vietnam et en Corée, il aura connu cette fois la guerre.

C’est un ami qui me l’a conseillé l’été dernier, et c’est en ami que je vous le conseille si vous êtes un tant soit peu intéressé par l’Asie. Passionnant de bout en bout, il m’a permis également d’apprendre l’Histoire de l’Asie, celle qui n’était pas dans mes manuels scolaires. J’ai dû le commander sur Priceminister étant donné l’édition assez ancienne, mais il doit rester trouvable.

Robert Guillain – Orient Extrême (Une vie en Asie)

Robert Guillain - Orient Extrême

Commentaires
4 Commentaires »
Catégories
Non classé, Rat de bibliothèque
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

L’Automne dans le printemps

Nicolas | 17 juin 2008

Il a commencé à écrire son premier roman en 1927, à l’âge de 23 ans, à Paris. Au final, il aura écrit des dizaines de romans et de recueils de nouvelles jusqu’à sa mort à l’âge de 101 ans, en Chine. “Ayant confiance en l’avenir, et celui-ci sera beau !”, se plaisait-il à répéter souvent.

Je viens de finir un recueil de ses meilleures nouvelles, traduit en français, acheté à la librairie des livres étrangers à Shanghai. Dans ses histoires, c’est plutôt le contraire de ce qu’il dit : l’avenir est sombre, et même quand l’espoir est là, la fin est toujours tragique. Au delà d’histoires qui ne se développent que dans les dernières lignes de ses nouvelles, c’est surtout la profondeur des émotions de ses personnages qui m’a marqué. C’est tellement réaliste, tellement poignant, qu’on ne peut que ressentir de la souffrance à la lecture. Et pourtant, j’ai été jusqu’au bout du livre. Je n’avais rien lu d’aussi prenant depuis bien longtemps, à des années lumière de mes lectures habituelles.

Je n’ai pas trouvé le livre en vente sur les sites marchands français, mais si jamais vous pouvez mettre la main dessus…

Ba Jin – L’automne dans le printemps 

Commentaires
2 Commentaires »
Catégories
Non classé, Rat de bibliothèque
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Lectures

Nicolas | 25 mars 2008

Après avoir finalement laissé tomber la version anglaise par manque de motivation et de compréhension, j’ai relu il y a quelques jours la version française du Petit Prince. Autant j’avais été émerveillé lors de ma première réelle lecture il y a de cela deux à trois ans, autant cette fois… Je me suis presque ennuyé. Certains passages restaient très bons, mais j’ai comme eu un goût d’inachevé. Il y a des passages que j’aurais souhaité voir se développer, d’autres que j’aurais carrément supprimé. Moi qui n’ait jamais dépassé une page ou deux d’écriture pour la même histoire, je me permet maintenant de critiquer ce best seller…

Peut-être que j’ai perdu une partie de mon âme d’enfant, celle qui donnait de la consistance à mon imagination et qui donnait à mes rêves une raison. Peut-être ai-je seulement besoin d’air frais. Mais les faits sont là, je me sens quand même moins bien motivé et inspiré qu’avant pour mes différents projets. On va juste dire que c’est passagé. En attendant, je vais continuer la lecture de La Possibilité d’une île. C’est différent.

Commentaires
3 Commentaires »
Catégories
Non classé, Rat de bibliothèque
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Vacances au fil des pages.

Nicolas | 19 janvier 2008

Je me suis débattu pendant plusieurs mois. J’ai bien cru que j’allais y rester. Tout me semblait terriblement ennuyeux : me lever le matin, me coucher le soir, faire semblant de ne pas faire semblant, serrer des mains, être poli et romantique, aller étudier et réussir, tout. Même le prologue du roman que j’essayais tant bien que mal d’écrire me semblait tragiquement ennuyeux. Mais voilà : ça m’ennuyait encore plus de l’effacer. C’est probablement comme ça que j’ai commencé à écrire.

Question ennui, j’avais une référence solide : Adam. Lui aussi, il avait dû s’emmerder à mourir dans son jardin pommé. J’avais évidemment lu le pavé qui racontait comment la femme avait été créée, comment la miséricorde s’était démerdée pour que l’homme puisse ne plus s’embêter ne serait-ce que dix minutes par jour, vingt pour les plus balèzes, et j’avais compris que l’ennui constituait le fondement de la démographie : plus on s’emmerdait et plus on était nombreux. Autrement dit, un constat déductif s’imposait : le monde n’avait jamais été aussi chiant. Notamment en Chine.

Source : Florian Zeller, Neiges Artificielles

Mes parents sont malades depuis un moment et évitent de sortir, alors depuis trois jours, je suis de corvée de courses. Chaque matin j’ai droit à ma liste de courses, comme si c’était pas plus simple d’y réfléchir à l’avance et d’y aller une bonne fois pour toutes. Mais là j’ai fait mon malin, j’en ai profité pour me ramener des nounours en guimauve et d’autres livres de Florian Zeller, La Fascination du pire et Julien Parme. Faut dire que j’ai fini La mécanique du coeur de Matthieu Malzieu, un peu déçu par ce livre mais il est vraiment “easy reading”.

Mes vacances seront sucrées et cultivées ou ne seront pas.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
La vie en France, Non classé, Rat de bibliothèque
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Navigation

  • Grenier
  • La vie en Chine
  • La vie en France
  • Music please !
  • Non classé
  • Rat de bibliothèque

Recherche

rss Flux rss des commentaires valid xhtml 1.1 design by jide powered by Wordpress get firefox