Un américain à Shanghai

Nicolas | 2 octobre 2008

Dimanche soir, on était invités à dîner. Bon en général on est entre 6 et 8 personnes : Moi et ma copine, une amie de fac de ma copine et son copain français, deux amies à elles, et éventuellement des guest stars. Un diner par week-end en moyenne, suivi éventuellement d’un verre dans un bar ou d’une glace (Cold Stone *_*).

Mais là, l’une des deux amies avait déjà tout préparé deux semaines à l’avance, et pour cause : ce dîner était l’occasion de nous présenter son mari, qu’on n’a jamais eu le privilège de rencontrer. La première fois que j’ai entendu parler de son mari et qu’elle m’a dit qu’il vivait aux Etats-Unis, je n’ai pas forcément été surpris (peut-être qu’il l’a rencontrée pendant ses études et qu’il a dû rentrer par manque de visa, j’me suis dit). Apparemment ils se sont connus plusieurs années avant de se marier. Elle doit aller le rejoindre avant noel… Un drame. Les diners du week-end ne seront plus jamais les mêmes.

Bref, reprenons. Au même titre que j’ai été étonné que la deuxième amie ait 36 ans, j’ai appris que le mari américain avait plus de 50 ans, alors que sa femme en a 25. Mais comment est-ce possible ? me suis-je dit (je suis très curieux). Il doit avoir un secret, paraitre 30 ou 40 ans, tout ça tout ça. Ben non. A mon humble avis, il en parait 60, c’est le cliché du businessman ricain, il est chauve sur le devant du crâne et il commence à avoir du bide. Alors oui, la fille aime les hommes matûres et sûrs d’eux (un peu le contraire de moi), mais là… Moi qui me retient de juger les gens, là j’ai pas réussi.

J’espère quand même qu’elle va être heureuse aux USA, c’est une chic fille, jolie et tout. Mais quand même, c’est des salauds ces étrangers qui partent avec les belles chinoises… >_>

Yokoso ! Japan

Nicolas | 22 septembre 2008

En allant au quartier de Jing An, on pensait juste se balader un peu et faire des emplettes. Ma douce et tendre voulait notamment regarder quel lait en poudre était vendu dans le supermarché de produits d’importation, pour aider une personne de sa famille a trouver du lait non-contamine pour son bébé.

Mais en arrivant, surprise ! Il y avait plein de monde, et surtout, il y avait des stands et une petite scène, à l’occasion de l’événement ‘Yokoso ! Japan’. Sur les stands, on pouvait trouver les plus grandes marques japonaises implantées en Chine, avec notamment quelques produits à goûter : De la bière Asahi, du vin de Kobe, du thé, du yaourt, du jus de fruits, etc. Il y avait aussi une clinique dentaire qui faisait des promos sur du détartrage ou du blanchissage des dents, la marque Toto qui présentait ses plus modernes WC électroniques… Et bien sûr, de nombreuses offres de voyage.

En marge de cela, il y avait donc la carotte, l’appât a clients pour que les stands ne soient pas vides, je parle ici de la scène. Le présentateur japonais n’était autre que le présentateur de l’émission de musique sur le Japon de la chaine tv international de Shanghai (www.musicstory.cn). Il était accompagne du chanteur du générique de Dragon Ball ! Bon, c’est dommage, je n’avais jamais entendu ses chansons, mais il en a chanté deux et c’était quand même bien sympa de retrouver du bon son des années 90. Les expats japonais étaient au premier rang, ils chantaient en coeur pendant les refrains et s’éclataient comme des fous. Les chinois, eux, étaient également en transe : Ils filmaient presque tous avec leur téléphone portable ou leur appareil photo. Chacun son truc.

Vamos a escribar un poquito

Nicolas | 19 septembre 2008

Hola mi amigos !

Estoy trabajando en un proyecto web con una traduccion en espanol.

Bon, je sais que c’est pas bien d’ecrire sur son blog pendant qu’on est au boulot, et puis un clavier qwerty ca aide pas… Tout ca pour vous dire que tout va bien, ici il fait encore chaud (si ca continue comme ca, on va avoir un automne indien O_o ), je suis bien installe dans notre nouveau chez-nous avec ma douce et tendre.

Mes projets actuellement sont l’apprentissage pousse du chinois (j’apprends chaque jour de nouveaux caracteres, ca m’occupe dans le bus, et si je peux financierement, je reprendrai des cours particuliers bientot), et j’essaye de me remettre a ecrire des nouvelles, c’est pas facile quand on n’a plus ecrit pendant longtemps mais le talent ne s’envole pas comme ca (encore faudrait-il que j’en ai, hum).

J’vous laisse, la pause cafe est  finie.

A quelques heures du départ…

Nicolas | 29 août 2008

Hop, demain, vol CA934 pour retourner au pays du riz sauté, une jolie guide touristique sera là pour m’accueuillir, elle m’emmènera à notre nouvel appartement.

Yatta ! \o/

Tel est pris qui croyait prendre

Nicolas | 29 juillet 2008

Quand je suis arrivé à Paris, en sortant de l’aéroport, j’ai pris la direction de la nouvelle maison de ma soeur et de son copain. Pour la visiter, d’abord, et aussi pour y dormir, avant de prendre le train le lendemain.

Pendant l’apéro, on a discuté, de tout et de rien. Mais aussi de Julien Doré. Tu l’as entendu ? me demandent-ils. Ben non, j’ai échappé à ça. J’évite toutes les nouveautés françaises bien malgré moi, et je le regrette. Là, ils me racontent qu’ils avaient récupéré l’album sur Internet, qu’au début ils trouvaient que quand même, il se foulait pas, il n’y avait qu’un refrain et un couplet qui se répétait dans chaque chanson, et puis ils s’étaient rendu compte qu’il y avait un problème, et ils ont vu sur Internet qu’il y avait d’autres paroles en fait.

Là, mon cerveau a fait *tilt*. J’avais ressenti la même chose pour l’album d’Empyr, du bon son je trouvais mais trop répétitif. Et là, je regarde le clip de leur premier single… Je m’étais bien fait avoir. Salauds de pirates.

Le come-back

Nicolas | 28 juillet 2008

Me voilà rentré au pays, au sein de la mégalopole de la banlieue poitevine. 4000 âmes, sans compter les chats et les chiens, ni les oiseaux qui ravagent les fraises du jardin.

Au programme ? Auto-formation à Jelix (un framework PHP), au e-commerce, à l’AJAX. Nouveau site pour Scabb, avec espace d’administration pour arrêter d’injecter dans la base de données directement avec PHPmyadmin, et aussi avec de nouvelles rubriques toutes autant plus inutiles que les autres (si quelqu’un veut relancer la Scabb Academy…). Tentative de record du patelin à la Powerball. Tentative également de battre mon voisin au tennis. Finir Phoenix Wright 4, puis le 2 que j’avais laissé tomber, et commencer le 3. Finir aussi Mario Kart Wii.

Je n’ai qu’un mois de vacances. Je suis sur la bonne voie, j’ai déjà bien avancé dans Phoenix Wright 4 aujourd’hui. \o/

Des fois, je ne comprends pas tout.

Nicolas | 24 juillet 2008

Hier soir, j’étais au Windows (pas celui de Huahai Road avec le baby foot, non, un autre avec de la musique hip hop assourdissante), je sortais à peine des toilettes qu’un gars me demande :

- How you doin’, man ?!

- Fine, and you ?, répondis-je poliment, un peu intrigué.

- Fine. Where are you from ?

- France ! And you ?

- Me too ! Moi aussi… Putain, y’a trop de français ici.

Et il s’est barré. Ils sont fous, ces français.

Fatigué.

Nicolas | 8 juillet 2008

Depuis mon dernier billet, beaucoup de choses se sont passées. Je suis donc rentré de Hong-Kong, avec un visa en poche. J’ai signé un nouveau contrat de six mois avec la boite. On a fini un nouveau projet pour une célèbre chaine de magasins de vêtements pour toute la famille. Mon ancien coloc singapourien est parti, et Florian, mon collègue, aussi.

Et moi, maintenant, je crois que j’ai vraiment besoin de vacances… Rentrage en France le 26 juillet.

Hello from HK

Nicolas | 26 juin 2008

Je suis a Hong Kong depuis hier pour des raisons… administratives, pour deux jours. Clavier qwerty au programme.

Hier c’etait la tempete, une quinzaine de blesses d’apres le journal, et aujourd’hui il pleut encore, donc pour se ballader et prendre des photos c’est pas trop ca. Le choc culturel est plutot plaisant, mais pas aussi important que lorsque j’ai decouvert Shanghai pour la premiere fois.

Retour vendredi, je donnerai des details de mes impressions des que possible.

L’Automne dans le printemps

Nicolas | 17 juin 2008

Il a commencé à écrire son premier roman en 1927, à l’âge de 23 ans, à Paris. Au final, il aura écrit des dizaines de romans et de recueils de nouvelles jusqu’à sa mort à l’âge de 101 ans, en Chine. “Ayant confiance en l’avenir, et celui-ci sera beau !”, se plaisait-il à répéter souvent.

Je viens de finir un recueil de ses meilleures nouvelles, traduit en français, acheté à la librairie des livres étrangers à Shanghai. Dans ses histoires, c’est plutôt le contraire de ce qu’il dit : l’avenir est sombre, et même quand l’espoir est là, la fin est toujours tragique. Au delà d’histoires qui ne se développent que dans les dernières lignes de ses nouvelles, c’est surtout la profondeur des émotions de ses personnages qui m’a marqué. C’est tellement réaliste, tellement poignant, qu’on ne peut que ressentir de la souffrance à la lecture. Et pourtant, j’ai été jusqu’au bout du livre. Je n’avais rien lu d’aussi prenant depuis bien longtemps, à des années lumière de mes lectures habituelles.

Je n’ai pas trouvé le livre en vente sur les sites marchands français, mais si jamais vous pouvez mettre la main dessus…

Ba Jin – L’automne dans le printemps